Depuis la mise en place de l'Agence métropolitaine des Transports en 1996, alors qu'il n'existait que deux lignes de train de banlieue, celles de Rigaud et de Deux-Montagnes toutes deux orientées dans les axes ouest et nord ouest, le réseau s'est considérablement développé. Il irradie vers le nord avec la ligne Saint-Jérôme-Blainville, vers le sud-est avec la ligne Saint-Hilaire, vers le sud-sud-est avec la ligne Delson. D'ici 2010, le projet du Train de l'Est, orienté dans l'axe nord-est, devrait combler le principal chaînon manquant de ce réseau.
L'intérêt des CIT pour les services de train de banlieue n'est pas étranger au fait que près de 39% des usagers des trains de banlieue proviennent des couronnes et les municipalités des CIT desservie par les services de train participent à leur financement, sans compter leur participation aux coûts d'immobilisations spécifiques aux lignes de train. Et pour chacune de ces lignes de train, les gares, comme les stations terminus des lignes de métro, constituent d'importants points de rabattement pour les services autobus desservant les usagers des CIT.
En plus d'agir comme points de convergences avec les services autobus desservant les CIT, les lignes de train de banlieue et leurs gares auxquelles sont associés des stationnements incitatifs, constituent des pôles d'attraction majeurs pour les automobilistes conducteurs/passagers qui, massivement dans des proportions oscillant entre 60 et 70% selon les lignes, optent pour les services de train là où ils sont implantés.
Les résultats des enquêtes à bord de 2005 et de 2006, effectuées sur les lignes de train démontrent que :
Sans connaître les résultats de l'enquête Origine-destination 2008, nous sommes en mesure de prédire que l'achalandage des trains de banlieue a sensiblement augmenté.
La ligne Saint-Jérôme-Blainville - Montréal
Lors de sa mise en opération, en 1998, le train Blainville-Montréal ne devait être qu'une mesure de mitigation instaurée pour conjurer les travaux de réfection du pont Marius-Dufresne, mesure donc pour faciliter les déplacements en donnant aux automobilistes, pour la durée des travaux particulièrement, une alternative à l'usage de leur auto. Depuis l'année de son instauration, la clientèle de ce service de train est constituée par 70% d'automobilistes conducteurs/passagers, qui auparavant n'utilisaient pas les services autobus disponibles dans leurs territoires. De 1 730 en 1998, ils sont passés à 3 160 en 2007, selon les plus récents chiffres disponibles, soit un accroissement de 80% en pointe du matin, alors que l'achalandage total pour la même période s'est accru de près de 90%.
À l'analyse, le cas du train de Blainville témoigne de l'effet d'attraction que ce service de train a eu sur le comportement des automobilistes qui auparavant n'utilisaient pas de services de transport en commun. Effet qui, tel qu'en témoignent les achalandages annuels de la ligne, ne s'est pas démenti depuis 1998.
Dans le cas précis de la ligne Blainville, le prolongement jusqu'à Saint-Jérôme a été soutenu et défendu tant par le CIT des Basses Laurentides, devenu depuis le CIT Laurentides, que par des résolutions adoptées par l'ensemble des membres de l'ACIT sans compter que la ville de Saint-Jérôme s'y est investie financièrement et institutionnellement bien avant la concrétisation du prolongement de la ligne jusque chez elle.
La ligne Saint-Hilaire - Montréal
Implantée en 2000, la ligne de train de banlieue Saint-Hilaire-Montréal attire en moyenne jusqu'en 2007, 70% d'usagers auto conducteurs/passagers, soit les mêmes proportions qui se retrouvaient dans la ligne Blainville et, dans ce cas, à raison de 1,2 passager/auto, c'est en 2007 près de 1 980 anciens automobililistes qui sont retirés de la congestion en pointe du matin.
La ligne Delson - Montréal
Mise en opération en 2001, la ligne Delson-Montréal rejoint en moyenne jusqu'en 2007 près de 60% d'usagers automobilistes et les 390 usagers en pointe du matin. de 2001 sont 1 450 en 2007. C'est dire qu'en 2007 ce sont près de 710 voitures retirées de la circulation. La ligne Delson est aussi intéressante du point de vue de l'intérêt qu'y ont apporté les CIT. Comme cela avait été le cas de Saint-Jérôme pour la ligne Blainville, le CIT Richelain a demandé et obtenu que la ligne Delson desserve également son territoire par l'implantation d'une gare à Candiac.
Le Train de l'Est- Mascouche-Repentigny -Montréal
En septembre 2005, les participants à la Coalition métropolitaine pour la relance du transport en commun, Coalition réunissant les élus et décideurs sectoriels de la grande région métropolitaine de Montréal, ont unanimement inscrit la réalisation des lignes Mascouche-Repentigny-Montréal (le Train de l'Est) parmi les quatre (4) projets prioritaires de la région.
Cet accord unanime de la Coalition en faveur de la mise en place du Train de l'Est n'est pas étrangère au fait que ce service avec ses 4 gares sur les territoires des MRC Les Moulins et l'Assomption qui ont des populations respectives de 131,300 et de 112,000 habitants, dessert également, avec 7 gares, tout le secteur nord-est de Montréal.
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